Lyon, station terminus par François Sorton

Lyon, station terminus par François Sorton
On aurait pu titrer  :  «  PSG-Bayern  : la piste aux étoiles  » ou quel qu'autre semblable lieu commun mais les promesses de finale sont un peu comme les promesses électorales  : elles nous laissent souvent sur notre faim. Mais c’est vrai, l’affiche, le casting sont séduisants.

Lyon n’a pas survécu
Evidemment, quand on élimine Manchester City, on peut se dire que rien n’est impossible. Mais le plus dur, plus que de réaliser un exploit, est d’y survivre. Et le Bayern, quoique moins concerné et convaincant que contre le Barça, a globalement eu l’emprise sur la rencontre. Les Lyonnais se raccrochent à l’idée que s’ils avaient ouvert la marque comme ils en ont eu la possibilité, sait-on jamais… Quand un rêve tombe à l’eau, on se dit qu’avec des si, son accomplissement était possible. On veut bien que le football marche souvent sur la tête mais le 7ème de la Ligue 1 en finale de la Ligue des Champions, ça tenait un peu du gag. Les Lyonnais vont devoir redescendre sur terre pour le championnat de France. Tous ne seront pas de la partie, c’est la sanction lorsqu’on n’a pas pu se qualifier pour retourner dans le grand monde. Houssem Aouar prépare ses valises, d’autres ne vont pas tarder à faire de même. Mais les Lyonnais devront revoir leur copie générale. Ce n’est pas en faisant le dos rond et en jouant uniquement le contre qu’ils feront oublier un dernier exercice indigne. A priori, il semble que Rudi Garcia sera encore à la manœuvre  ; comme il n’est pas dogmatique, il pourrait basculer vers un jeu plus conquérant. La preuve  : à Lille et à la Roma, son 4-3-3 avec deux véritables ailiers de débordement était immuable et ces deux équipes avaient de la gueule.

Les Allemands ont la solution
Finalement, ce sont les deux entraîneurs allemands, Tuchel le Parisien et Flick le Munichois qui vont devoir imaginer en partie le devenir de la finale. Soit chacun joue son jeu et la rencontre pourrait être formidable, soit les deux se regardent en chiens de faïence, tout le monde a peur et la finale se jouera sur un coup de dés. Que le Bayern attaque à tout va, que le PSG riposte avec des attaques verticales avec Mbappé, Neymar et Di Maria est un scénario qui emporterait nos suffrages. On aurait tendance à y croire mais on a tellement avalé de couleuvres avec des «  sommets  » si désirables et finalement si insignifiants qu’on en restera au stade d’espoir.
Après tout, l’espoir, c’est déjà pas mal, non  ?