François Thébaud


François Thébaud fut un des plus grands journalistes sportif français, spécialiste du football.
Il collabora notamment à Libération, puis à Miroir Sprint dont il dirigea la rubrique « football », et fut longtemps le rédacteur en chef du Miroir du football de 1959 à 1976.
Dans ce dernier magazine, auquel il consacra un ouvrage, il se faisait le défenseur du beau jeu.
Enthousiasmé par le football tel qu'il était pratiqué en Amérique latine, et plus particulièrement au Brésil, il y effectua plusieurs reportages et consacra un livre à Pelé.

Il est décédé le vendredi 20 juin 2008, à l'âge de 94 ans, il y a maintenant 10 ans.
Lauréat du Prix Martini en 1959, récompensant le meilleur article sportif pour un reportage en Amérique latine, il avait aussi travaillé pour le quotidien 24 heures de Lausanne avec son ami Norbert Eschmann.
François Thébaud avait lancé en 1960 un magazine quasi-mythique, « Le Miroir du Football », qui complétait l'hebdomadaire « Miroir Sprint ».

Dans l'un comme dans l'autre, il s'attachait à démontrer que le football est un art davantage qu'un combat, qu'attaquer et imaginer engendrent infiniment plus de plaisir pour les joueurs et les spectateurs que défendre et détruire.
François Thébaud quitta le Miroir du football en 1976.
Il fut en quelque sorte victime de Saint-Etienne et de la folie verte.
La France était en pleine effervescence pour les hommes de Robert Herbin et les propriétaires du « Miroir du Football », désirant exploiter le filon, ne voulurent pas qu'on critique le football pratiqué en Forez et les méthodes qui y avaient cours. François Thébaud n'était pas d'accord, il refusa de renoncer à ses idées et son idéal
Il fut licencié. mais resta fidèle à ses principes.

Il alla travailler à Lausanne, à l'initiative de l'ancien footballeur Norbert Eschmann que Thébaud avait orienté vers le journalisme à la fin de sa carrière et qui était devenu l'un des chroniqueurs helvétiques les plus avertis.

Faouzi Mahjoub, Norbert et François nous ont quitté tous les trois mais leurs idées perdurent.